Ma peinture ne cherche pas seulement à représenter le visible. Elle tente d’en révéler la présence intérieure, ce qui persiste dans les lieux au-delà des êtres et des événements.
D’abord nourri par une approche expressive du paysage, son travail évolue vers des compositions plus libres, à la frontière de la figuration et de l’abstraction. Les formes se fragmentent, les silhouettes s’effacent, les couleurs deviennent traces et les espaces se reconstruisent dans la mémoire.
Cette recherche trouve une expression particulière dans ses triptyques, où une même réalité se déploie en trois mouvements :
La présence, la transformation et la persistance. Le marché, la cour, le travail collectif ou le rivage ne sont plus seulement des lieux représentés ; ils deviennent des espaces de mémoire, de transmission et de continuité.
Entre enracinement et mouvement, figuration et abstraction, l’œuvre d’AZAN interroge ce que nous habitons, ce que nous emportons et ce qui demeure de nous dans le monde.
Peindre, pour AZAN, c’est donner une présence à ce que le temps transforme, sans parvenir à l’effacer.
« Je ne peins pas seulement ce que je vois. Je peins ce que la lumière me permet d’en ressentir. »